Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

photo Jack Guerrier 2017

Extrait du poème

...il y a quelque chose de schizophrénique dans le fait de commencer
du début toujours toujours.
moi pendant que je ne dormais pas
je ne pensais à personne.
moi pendant que je ne dormais pas
je ne pensais à personne.
moi pendant que je ne dormais pas
je ne pensais à personne.
je ne pensais à personne.
à personne. Je ne pensais à personne.
On ne peut pas être humains
il faut être insensibles comme des animaux
comme dans une décharge, où l’on jette les choses qui n’ont pas
de vie, mais qui toutes ensemble, dans la décharge, acquièrent une
vie. Fait de déchets, choses qui ne peuvent plus servir. Peut-être pour cela le début est-il aussi
négligé, banal et
choses lyophilisées, au contact avec l’eau. cette chose collante dans
laquelle je me remue comme mouche
la nouvelle vie est un retour au passé
ville somnambule

Préalablement publié dans FAVIER Olivier, « La poésie narrative italienne, suivi d’un choix de poèmes de Carlo Bordini, Mauro Fabi et Andrea di Consoli », Décharge n° 139, septembre 2008.

Bio-bibliographie de Carlo Bordini à la suite du poème Les Gestes.

 

Tag(s) : #photo, #poésie, #Carlo Bordini

Partager cet article

Repost 0